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04.01.09 -Déclarations
de l’Association cyclisme canadienne (ACC) et
de la Fédération québécoise
des sports cyclistes (FQSC) au sujet des sanctions du
CCES imposées à Jeanson, Aubut et Duquette
OTTAWA – L’Association cycliste canadienne
et la Fédération québécoise
de sports cyclistes ont annoncé, aujourd’hui,
qu’ils appuyaient entièrement les sanctions
imposées par le Centre canadien pour l’éthique
dans le sport à la cycliste Geneviève
Jeanson, à son entraîneur André
Aubut et à son médecin, le Dr Maurice
Duquette, pour l’utilisation répétée
par Jeanson de l’érythropoïétine
(EPO) au cours de sa carrière cycliste.
Jeanson, maintenant à la retraite, a reçu
une suspension de 10 ans tandis qu’Aubut et Duquette
ont reçu des suspensions à vie pour avoir
administré la substance bannie d’amélioration
de la performance à Jeanson. Le CCES a annoncé
les suspensions, aujourd’hui, après une
enquête qui a duré 12 mois entreprise après
que Jeanson ait admis avoir utilisé la substance
pendant sa carrière au cours d’une entrevue
télévisée.
«Nous nous attendions à ce que ce soit
ce genre de suspensions que le CCES imposerait et nous
sommes entièrement en accord avec elles, a dit
John Tolkamp, président de l’Association
cycliste canadienne. L’ACC et la FQSC sont unis
dans la lutte contre le dopage. Nos organisations étudieront
toutes les sanctions supplémentaires et examineront
tous les résultats et tous les titres obtenus
par Mlle Jeanson.
«Nous sommes heureux que ce sujet soit réglé
pour que nous puissions passer à soutenir pro-activement
nos athlètes qui sont engagés dans un
sport sans drogue.»
C’est la première fois pour le Canada
et pour le code anti-dopage qu’un entraîneur
et un membre du personnel de soutien sont sanctionnés.
«Les décisions prises contre l’entraîneur
et le médecin de Jeanson soulignent le fait que
les athlètes n’agissent pas seuls la plupart
du temps, a dit Louis Barbeau, directeur général
de la FQSC. Il est important de punir, quand c’est
possible, toutes les personnes impliquées dans
ces situations.»
Parce que Jeanson a commencé à utiliser
la substance à 16 ans, Barbeau a ajouté
que les parents doivent demeurer impliqués et
être prudents, spécialement quand les athlètes
sont mineurs.
«Les parents devraient s’assurer que l’entraîneurs
est certifié et questionner la motivation et
les objectifs de ce dernier vis-à-vis de leurs
enfants pour s’assurer que ce qui se fait est
approprié», a-t-il dit.
Tolkamp a dit que les gestes de Jeanson, Aubut et Duquette
ont causé des dommages irréparables.
«Ceci est un cas tragique, puisqu’en trichant,
Mlle Jeanson, son entraîneur et son médecin
ont aussi affecté les carrières cyclistes
d’autres athlètes de l’équipe
nationale, a dit Tolkamp. Ils les ont privés
d’occasions de financement, de places au sein
des équipes nationales et conséquemment
de résultats aux championnats du monde et aux
Jeux olympiques.»
Jeanson, âgée de 27 ans, a fait partie
des meilleures coureuses canadiennes sur route pendant
plusieurs années, gagnant deux médailles
d’or aux championnats du monde juniors 1999 et
gagnant des Coupes du monde, des tours et des titres
nationaux au niveau senior. Elle a terminé 11e
aux Jeux olympiques de Sydney en 2000
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